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UNIVERSITAIRES, CHOMEURS ET MINEURS : Ils se partagent le commerce saisonnier à Mostaganem

Gana Yacine May 22, 2021, 3:12 pm Mostaganem

UNIVERSITAIRES, CHOMEURS ET MINEURS

A l'approche de la saison estivale, des écoliers, collégiens et même des universitaires, se préparent pour glaner quelques sous et se payer les fantaisies de leur rêves, s’occuper lors des vacances ou tout simplement aider au foyer.

C’est en fait un petit commerce fructueux à Mostaganem, ville touristique par excellence, attirant de nombreux estivants. Et à chacun d’innover dans les articles à écouler, en adéquation avec l’été. Ce phénomène a déjà commencé dans les communes côtières, où plusieurs jeunes ont commencé à squatter les places publiques en proposant des marchandises à bon prix, histoire de faire plus de gains. Les rues se muent en marché à ciel ouvert. Pris au piège, le citoyen n’achète et ne consomme désormais que dans la rue. Téléphones portables, vêtements, CD, paraboles, chaussures, vélos jusqu’aux meubles de bonne occasion sont proposés à des prix abordables. Désormais, toute l’activité économique s’exerce et se déploie dans la rue et cela ne semble déranger ni consommateurs ni autorités, que cela soit à la commune de Hadjadj,  à Petit-Port, au centre-ville, à la  "Rue du Lion",  ou ailleurs sur le territoire de la wilaya. Quotidiennement, les vendeurs envahissent les artères de la ville, interpellant les clients sans relâche. Rien ne les décourage. Ni la cohue, ni la chaleur, ni le manque parfois d’enthousiasme des consommateurs qui regardent sans acheter. Et dès l’entame de la journée, les avenues sont encombrées par des vendeurs à la criée ou en exposant des marchandises sur  des étals à même le sol. Les tenanciers des boutiques et magasins eux aussi ont transformé les devantures de leurs établissements. Ils sortent aussi leurs marchandises sur les trottoirs, où certains recrutent même des étudiants pour élargir leurs activités en pareille saison. C’est que la concurrence est rude avec ces vendeurs d’une saison, leur squat et leurs prix. L’informel renaît plus que jamais dans le moindre recoin de la ville. Alors que les grandes places sont accaparées par les plus malins qui s’y sont installés très tôt la saison. Les citoyens se voient dans une espèce de grand super marché à ciel ouvert où, tout se négocie, se vend et s’achète. Pourtant pour contrecarrer ces ventes sauvages, il y a eu la réalisation des marchés de proximité, dont certains demeurent fermés, à travers bon nombre de communes. Le commerce de trottoir a encore de beaux jours devant lui car, il n’est pas seulement l’apanage des jeunes vacanciers, mais aussi celui des chômeurs qui sont en passe de devenir des professionnels dans le commerce, notamment avec la répercussion de la pandémie. Les plus avertis vous diront mieux vaut cette occupation pour des jeunes désœuvrés que le vol à la tire qui hypothèque l’avenir de ces enfants versés dans cette activité très jeunes déjà. D’autres dénoncent ces pratiques illégales et penchent pour un repêchage de ces jeunes sans formation, sans qualification et sans avenir. Ce sont dans la plupart des cas, les contraintes de la vie qui ont eu raison de cette masse juvénile venue grossir les rangs de cette armada de vendeurs, dont le souci premier est de se prendre en charge allégeant ainsi les dépenses du paternel, en prévision surtout des frais de la prochaine rentrée scolaire dans certains cas. Cette dernière au lever des cartons et tables de fortune se retrouve envahie par des emballages de tout acabit qui jonchent chaussées et trottoirs. Les éboueurs en cette période de l’année ont fort à faire, les jeunes revendeurs aussi, en vue d’amasser le plus d’argent possible, avant que les vacances d’été ne s’achèvent.


May 22, 2021, 3:12 pm