FORTE PRESSION SUR L’HABITAT RURAL A MOSTAGANEM : Des milliers d’aides Fonal détournées/Réflexion Réflexion
 

FORTE PRESSION SUR L’HABITAT RURAL A MOSTAGANEM : Des milliers d’aides Fonal détournées

Smain March 24, 2021, 3:40 pm Fonal

Forte pression sur l’habitat rural a Mostaganem

La formule de l’habitat rural financée par le Fonds national du logement (Fonal) a le vent en poupe dans la wilaya de Mostaganem. Mais, il y a bel et bien eu «de petits voleurs qui ont eu leur part», en profitant de l’absence de contrôle et de failles dans la législation.

Parmi ces derniers, se trouvent des postulants à l’aide à l’habitat rural, qui ont fait valoir leur statut de mal-logés pour participer à l’entreprise de siphonnage des caisses de l’Etat. Le problème est constaté dans plusieurs communes de la wilaya. Il est vrai que cela n’aurait jamais eu lieu sans la complicité de responsables locaux et des agents chargés du suivi du programme, mais il faut avouer que le problème s’est posé après la modification des modalités d’octroi de l’aide en janvier 2016. Depuis cette date et jusqu’à septembre 2018, le bénéficiaire pouvait obtenir la 1re tranche de la Caisse nationale du logement dès la signature du cahier des charges et l’acquisition du permis de construire. Alors qu’auparavant, l’aide était versée en 3 tranches, dont la première (140 000 DA) était conditionnée à la réalisation des fondations sur fonds propres, a-t-on expliqué. Il aura fallu attendre deux ans avant que les autorités ne se rendent comptent des conséquences d’une telle bévue. Ne dit-on pas que les «conneries» sont comme les impôts, on finit toujours par les payer ? Les responsables locaux à Mostaganem font face à une demande explosive, sans contrepartie suffisante en logements. «Le nombre de souscriptions dépasse allégrement la barre des 1000 demandes, contre un programme de logements d’une dizaine d’unités seulement», révèle une source à la direction du logement de la wilaya de Mostaganem, précisant que les dossiers en attente de traitement ne cessent d’augmenter. «Après un gel qui aura duré quatre ans, les programmes ont été libérés, mais avec des quotas revus à la baisse. L’affectation de quotas plus consistants sonne comme une urgente nécessité, car le Fonal encourage la fixation de la population rurale et éloigne la tentation de l’exode vers les villes», plaide-t-elle. La source fait remarquer que les autres formules de logement social, à l’instar du LPL ou du RHP, n’ont pas encre droit de citer dans la circonscription. Cela explique, selon la même source, le flux impressionnant de demandes vers le Fonal, devenu pour ainsi dire la formule par défaut. L’assouplissement des conditions d’éligibilité à la subvention a aussi créé un appel d’air, estime-t-on. Excepté les mises en demeure adressées aux mis en cause par les élus locaux,  les mis en cause n’ont jamais été inquiétés. En janvier 2019, le ministère avait instruit les walis d’ester les concernés en justice, afin d’achever leurs habitations ou restituer l’aide de l’Etat, mais cette instruction est restée lettre morte. Le Ministère avait même, affirmé que la subvention accordée par l’État ne concerne pas les logements individuels réalisés par les citoyens sur leurs terres privées, qu’ils soient propriétaires ou que la propriété leur ait été cédée par héritage, sauf dans les zones rurales, où dans ce cas ils peuvent bénéficier de l’aide financière pour construire de nouveaux  logements dans le cadre de la formule du logement rural.


March 24, 2021, 3:40 pm